Comme chaque année fin janvier, la ville d’Angoulême accueille le Festival International de la Bande-Dessinée. Pour sa 46ème édition, l’événement incontournable des amoureux des comics revient avec un programme chargé !

Une passion universelle

En 1972, Francis Groux, passionné de bande dessinée et conseiller municipal d’Angoulême, décide de lui consacrer une exposition. Après le succès de ses deux éditions, l’exposition devient le salon international de la Bande Dessinée d’Angoulême, en 1974. La première affiche est signée Hugo Pratt, père du célèbre marin aventurier Corto Maltese, et le public est conquis : 10 000 visiteurs se rendent à l’événement.
Aujourd’hui, le festival représente 280 exposants de 23 pays, 2 000 auteurs et près de 400 rencontres chaque année. Il récompense les auteurs d’hier, d’aujourd’hui et de demain en décernant ses « 9 fauves d’Angoulême » (le fauve est la mascotte officielle depuis 2007), parmi lesquels :

  • le Grand Prix, attribué à un auteur pour l’ensemble de son œuvre,
  • le Fauve d’or, attribué à un album paru l’année précédente,
  • le Prix de la série, attribué à une œuvre développée sur plusieurs volumes.

Hommage à Batman pour ses 80 ans

Le Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême a choisi cette année de rendre hommage à Batman à l’occasion de ses 80 ans.

Le super héros américain, apparu pour la première fois dans le magazine Detective Comics en 1939, est devenu une figure mythique de la bande dessinée. Au fil des décennies, et des plumes qui l’ont façonné, l’homme chauve-souris qui se bat pour la justice, reflète les évolutions de notre société, avec ses espoirs et ses préoccupations.

L’exposition, immersive et ludique, amène les visiteurs à traverser les lieux cultes de Gotham City sur 800 m2, à la découverte des origines de Bruce Wayne…

Richard « Mozart » Corben

Comme le veut la tradition, le FIBD organise une retrospective sur l’ensemble de l’œuvre du gagnant du grand prix  du festival de l’année précédente. Cette année, l’hommage sera donc consacré au dessinateur Richard Corben avec l’exposition « Richard Mozart Corben », surnom donné à l’artiste par Moebius.

Star de la bande-dessinée underground, il excelle dans les illustrations d’horreur et de science-fiction, qu’il publie dès les années 70 dans les magazines Creepy, Erie ou encore Vampirella. En 1975, au lancement du magazine français Métal Hurlant, Corben envoie certains de ses travaux parmi lesquels se trouve la saga Den, qui deviendra sa plus connue. Plus récemment, dans les années 2000, le dessinateur publiera chez Marvel une série consacrée à Edgard Allan Poe. Fasciné depuis l’enfance par l’univers de l’auteur, il en adaptera plusieurs textes, poèmes et nouvelles en bande-dessinées.

De nombreux collectionneurs ont été approchés pour constituer cette rétrospective inédite, qui rassemble ainsi plus de 250 planches issues de collections privées. L’occasion de découvrir, ou de redécouvrir, l’une de ses dernières créations Ragemoor, publiée chez Delirium.

Un festival engagé

En partenariat avec un professionnel de l’emballage, le festival s’engage dans un projet majeur : faire évoluer l’événement vers une dimension éco-responsable.

Cette collaboration a pour but d’intégrer le carton dans la réalisation du FIBD.
Ainsi, les scénographies d’exposition, les stands, aménagements, meubles et décorations d’espaces, seront tous réalisés en cartons.
L’ensemble des éléments seront ensuite conservés et réutilisés ou bien recyclés.

Progressivement, le Festival sera ainsi amené à se transformer, en lien avec la propre contribution des festivaliers et de tous les acteurs de l’événement. Cette année sera le premier pas de cette éco-transformation.