Vous l’avez sûrement remarqué, Saint-Nicolas et le Père Noël ont une étrange ressemblance… Barbe blanche, manteau rouge et distribution de cadeaux : tous ces points communs ne sont pas dus au hasard !

L’ancêtre du Père Noël

Tradition du Nord et de l’Est de l’Europe, c’est lors de la migration des colonies hollandaises vers les États-Unis au XVIIe siècle, que Sinter Klass fait son arrivée sur le nouveau continent. Adopté par des chrétiens américains, ce dernier subit quelques transformations vestimentaires et culturelles pour devenir Santa-Claus dès le XIXe siècle. Les festivités sont modifiées et rapprochées à la date de naissance du petit Jésus, le 24 décembre : la tradition du réveillon de Noël naît.

Le Père Noël alors mondialement connu, prend en 1931 l’apparence qu’on lui connaît aujourd’hui. C’est à la demande de Coca-Cola Company que le dessinateur Haddon Sundblom réinvente le célèbre personnage : tout de rouge vêtu à l’image de la marque, une hotte sur le dos et arborant un air bon enfant…

La légende de Nicolas de Myre

Célébrée depuis le Xe siècle, la tradition de la Saint-Nicolas trouve son origine dans la ville portuaire de Patara en Lycie (actuelle Turquie), où nait Nicolas de Myre au IIIe siècle. Très généreux et bienveillant, celui qui fut consacré évêque de Myre était aux yeux de tous le protecteur des enfants, des veuves et des personnes les plus faibles. Décédé un 6 décembre, de nombreux miracles lui furent encore attribués après sa mort.

Depuis, la légende a persisté, et chaque année, durant la nuit du 5 au 6 décembre, on raconte qu’il descend du ciel et entre dans les maisons par les cheminées pour distribuer des friandises aux enfants sages. Mais attention, lors de ses visites, le gentil Saint-Nicolas est aussi accompagné de sa version menaçante, le Père Fouettard, chargé lui de punir les enfants les plus turbulents …

Coutumes et festivités de la Saint-Nicolas

Encore très ancrée dans certaines régions de France, cette vieille tradition régionale est notamment chère au cœur des Lorrains qui continuent de perpétrer de nombreuses coutumes…

Des chaussettes pleines de cadeaux

Le soir du 5 Décembre, avant d’aller se coucher, les enfants accrochent à la cheminée de grandes chaussettes afin que Saint-Nicolas puisse y déposer ses cadeaux.
La tradition veut qu’ils les retrouvent au petit matin remplies de friandises, de cadeaux et des fameux Mannele, les bonhommes briochés à l’effigie du saint.
Pour les enfants les moins sages, c’est une surprise moins réjouissante de la part du père fouettard qui les attend : morceaux de charbon, pommes de terre ou encore oignons.

Un encas pour Saint-Nicolas

Saint-Nicolas aussi a le droit à ses cadeaux ! Pour le remercier et lui donner la force de terminer sa tournée, les enfants lui déposent devant la cheminée quelques biscuits et un verre de vin chaud. L’âne Peckersel, son fidèle destrier, n’est pas oublié non plus et reçoit une carotte accompagnée de quelques morceaux de sucre.

Bataille de farine

Dans certaines régions ont lieu des batailles de farine. Cette tradition est en souvenir de la légende qui dit que Saint-Nicolas multiplia la farine pour éviter la famine. Se faire blanchir de farine le 6 décembre porterait alors chance pour l’année à venir.

Que vous fêtiez Noël, la Saint-Nicolas, ou les deux, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de fin d’année, partagées avec vos proches et sublimées de livres et de voyages…