Marguerite Yourcenar

Marguerite Yourcenar, née Marguerite Cleenewerck de Crayencour, est une femme de lettre française ayant connu un succès mondial. Née le 8 juin 1903 à Bruxelles, elle nous a quitté en 1987 à l’âge de 84 ans.

Élevée par son père, anticonformiste et grand voyageur, elle s’instruit de ses nombreux voyages, des musées qu’elle visite, et des matinées qu’elle passe dans les théâtres classiques. Rapidement, elle se passionne pour la littérature et lit bon nombre d’ouvrages de maîtres de littérature du XIXe siècle.
Son premier roman, Alexis ou le traité du vain combat, est publié en 1929, sous le nom de Marguerite Yourcenar, l’anagramme de Crayencourt. Lue par-delà les frontière, elle rencontre en 1938 sa traductrice, Grace Frick, qui deviendra sa compagne. Ensemble, elles partent s’installer aux Etats-Unis où l’auteure française se fait naturaliser.

C’est en 1951, suite à la parution de Mémoires d’Hadrien que son succès devient mondial. Acquérant ainsi le statut définitif d’écrivain, elle profite de sa renommée pour défendre les sujets qui lui tiennent à cœur. Préoccupée de plus en plus par les injustices et les maux de la société contemporaine, elle s’investit notamment dans la défense des droits civiques, les luttes en faveur de la paix et la protection des milieux naturels. Ces écrits et discours prennent alors une réelle orientation.

Élue à titre de membre étranger à l’Académie belge de Langue et de Littérature françaises en 1971, elle entame une enquête sur ses ancêtres, qui formera la trame de son œuvre en trois volets intitulée « Le labyrinthe du monde ».

Première femme Académicienne

En 1977, l’ensemble de son œuvre littéraire est récompensé par le grand prix de littérature de l’Académie Française. Dès lors la rumeur court sur sa possible candidature à devenir une future « Immortelle ».

En 1980, déjà décorée de la légion d’honneur, Marguerite Yourcenar devient officiellement candidate au Fauteuil numéro 3 de l’Académie, celui de Roger Caillois. Après plusieurs semaines de polémique pour cause de « La question de l’éligibilité des femmes au seins de l’institut », Marguerite Yourcenar est élue académicienne le 6 mars 1980 à l’âge de 76 ans.
En présence du président Valéry Giscard d’Estaing, elle est reçue le 22 janvier 1981 par Jean d’Ormesson qui a vivement soutenu sa candidature auprès de ses pairs. Un véritable symbole dans l’avancée de l’égalité hommes-femmes.

« Être une femme ne suffit toujours pas pour être sous la Coupole. Mais être une femme ne suffit plus pour être empêchée de s’y asseoir »
Jean d’Ormesson

Alexis ou le traité du vain combat
Souvenirs pieux